Compte-rendu de la conférence sur la collaboration en matière de gestion des catastrophes affectant les archives, tenue à Cologne les 29 et 30 avril 2019

L’Allemagne organise également sa propre « Journée des archives » (Tag der Archive). Celle-ci a lieu tous les deux ans (les années paires), au début du mois de mars. La date a été choisie pour commémorer l’effondrement, en date du 3 mars 2009, des Archives municipales de Cologne et nous rappelle l’importance d’une gestion professionnelle des catastrophes. Depuis lors, de nombreuses archives ont perfectionné leurs méthodes de gestion des catastrophes et ont établi des partenariats avec d’autres archives, bibliothèques, musées et services divers pour la gestion des situations d’urgence.


Copyright: Janer Sinica/Deutsches Tanzarchiv Köln

En Allemagne, les représentants de ces acteurs se réunissent régulièrement.

Cette année, leur réunion s’est déroulée à Cologne, dix ans après la catastrophe des Archives municipales, ces dernières en ayant été le principal organisateur.

Initialement intitulée « Weimar-Cologne-Rio », il a fallu y adjoindre Paris, suite à l’incendie de Notre‑Dame. La conférence n’a pas porté uniquement sur ces grands sinistres bien connus, mais aussi sur l’importance des collaborations qui existent entre diverses organisations, services et experts de différents domaines, toutes incontournables pour assurer une gestion efficace et performante des catastrophes. En font partie également toutes les mesures (du quotidien) visant à prévenir les dommages que pourrait subir le patrimoine culturel.


Copyright: Janer Sinica/Deutsches Tanzarchiv Köln

Tout commence par un échange de connaissances et une compréhension réciproque des compétences et du point de vue de chacun des acteurs. Par exemple, les pompiers ont dû apprendre à manipuler les biens relevant du patrimoine culturel, dans la mesure où il ne s’agit pas de simples « choses/objets », au sens de « non-êtres ». En outre, les archivistes doivent comprendre qu’en cas de catastrophe, il n’y a pas lieu de tergiverser : il faut des règles et des consignes claires pour réagir de façon rapide et ordonnée.

La conférence de Cologne a rassemblé une communauté grandissante et avide de connaissances. Les premières réunions de ce type consistaient en des ateliers réunissant une vingtaine de collègues, qui échangeaient sur leurs propres expériences, par exemple en matière d’exercices d’urgence. À présent, ce sont des conférences rassemblant une centaine de personnes, certaines venues de l’étranger, assistant à des interventions de haut niveau. Pour consulter le programme : http://notfallverbund.de/treffen-der-notfallverbuende

Ensemble, ils forment un réseau en pleine expansion cherchant à assurer la préservation du patrimoine culturel.

Par Bettina Joergens, Archives d’État, Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Duisbourg